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sed quasi exposcit locus Rhodani ut fluentum plenius tibi disseram. stili immorantis patere tracta, mi Probe. quippe amnis ortum, gurgitis lapsum vagi, 625 quas iste gentis lambat unda fluminis quantoque manet incolis compendio et ostiorum fabimur divortia. nivosum in auras erigunt Alpes iugum a solis ortu et arva Gallici soli 630 intersecantur scrupeo fastigio et anhela semper flabra tempestatibus. effusus ille et ore semet exigens hiantis antri vi truci sulcat sola aquarum in ortu et fonte primo naviger 635 at rupis illud erigentis se latus, quod edit amnem, gentici cognominant solis columnam. tanto enim fastigio in usque celsa nubium subducitur meridianus sol ut oppositu iugi 640 conspicuus haut sit, cum relaturus diem septentrionum accesserit confinia. scis nam fuisse eius modi sententiam Epicureorum: non eum occasu premi, nullos subire gurgites, numquam occuli, 645 sed obire mundum, obliqua caeli currere, animare terras, alere lucis pabulo convexa cuncta et invicem regionibus certis negati candidam Phoebi facem. resi . . . . . . . . . . . . . . 650 * * * * * * * * * meridianam cum secuerit orbitam, cum lumen axi Atlantico inclinaverit, 655 ut in supremos ignem Hyperboreos agat, Acaemenioque semet ortui ferat, discreta in aethrae flectitur curvo ambitu metamque transit. cumque nostro obtutui iubar negarit atra nox caelo ruit, 660 caecaeque nostra protinus tenebrae tegunt. dies at illos clara tunc inluminat, septentrione qui superposito rigent. cum rursus umbra noctis arctoos habet, genus omne nostrum splendidum ducit diem. 665 meat amnis autem a fonte per Tylangios, per Daliternos, per Clahilcorum sata Lemenicum et agrum - dura sat vocabula auremque primam cuncta vulnerantia, sed non silenda tibimet ob studium tuum 670 nostramque curam. panditur porro in decem flexus recursu gurgitum. stagnum grave, plerique tradunt, inserit semet dehinc, vastam paludem, quam vetus mos Graeciae vocitavit Accion, atque praecipites aquas 675 stagni per aequor egerit. rursum effluus artansque sese fluminum ad formam, dehinc Atlanticos in gurgites, nostrum in mare et occidentem contuens, evolvitur patulasque harenas quinque sulcat hostiis. 680 Arelatus illic civitas attollitur, Theline vocata sub priore saeculo Graio incolente. multa nos Rhodano super narrare longo res subegerunt stilo. at numquam in illud animus inclinabitur, 685 Europam ut isto flumine et Libyam adseram disterminari. Phileus hoc quamquam vetus putasse dicat incolas. despectui derisuique inscitia haec sit barbara et competente denotetur nomine. 690 cursus carnae biduo et binoctio est. gens hinc Nearchi Bergineque civitas, Salyes atroces, oppidum Mastrabalae priscum paludis, terga celsum prominens, quod incolentes Cecylistrium vocant, 695 Massilia et ipsa est, cuius urbis hic situs: pro fronte litus praeiacet, tenuis via patet inter undas, latera gurges adluit, stagnum ambit urbem et unda lambit oppidum laremque fusa civitas paene insula est, 700 sic aequor omne caespiti infudit manus. labos at olim conditorum diligens formam locorum et arva naturalia evicit arte. siquae prisca te iuvat haec in novella nominum deducere.... 705 |
Mais il est nécessaire que je te donne plus de détails sur le fleuve du Rhône. Souffre que je m'arrête, sur ce sujet, Probus : nous dirons la naissance du fleuve, son cours vagabond, 625 quelles nations il baigne de ses flots, quel grand avantage son cours procure aux habitants, et ses différentes embouchures. Du côté de l'orient, les Alpes dressent dans les airs leurs pics neigeux ; 630 les campagnes de la Gaule sont coupées par cette chaîne de montagnes, et les vents y soufflent toujours la tempête. et se répandant à travers la campagne, y creuse son lit par la violence de son courant ; il est navigable 635 à sa naissance et dès son apparition. Le flanc de la haute montagne qui donne naissance au fleuve est appelé par les naturels Colonne du Soleil ; sa tête monte si haut dans la région des nuages, qu'elle cache aux regards le soleil à son midi, 640 quand il s'approche des limites du septentrion pour porter le jour. Car tu sais que telle était l'opinion des Epicuriens ; que le soleil ne plonge pas sous l'horizon, qu'il ne s'enfonce dans aucune mer, qu'il ne se cache jamais, 645 mais qu'il fait le tour du monde, suit une course oblique dans le ciel, donne la vie à la terre, nourrit de sa lumière bienfaisante l'immensité des cieux ; que Phébus refuse tour à tour à certaines régions son ardent flambeau : 650 *** une montagne s'y oppose avec son haut sommet qui, se prolongeant depuis l'occident jusqu'à l'extrême septentrion, divise en deux parties l'étendue du monde et la route du soleil. Lorsque le soleil a dépassé son midi, qu'il a incliné sa lumière vers l'Atlantique, 655 afin de porter ses feux chez les Hyperboréens les plus reculés, et de reparaître pour les contrées de la Perse, il se dirige, suivant la courbe du cercle, vers cette autre partie de l'espace, il dépasse la limite du mont, et quand il a dérobé son éclat à notre vue, 660 une sombre nuit descend du ciel, d'épaisses ténèbres couvrent aussitôt nos climats ; mais alors un jour brillant éclaire ceux qui habitent au-dessus de nous le rigoureux septentrion. Quand de nouveau l'ombre des nuits enveloppe l'ourse, toute notre race jouit d'une lumière éclatante. 665 De sa source le fleuve coule à travers les Tylangiens, les Daliternes, les champs des Chabilques et le territoire céménique (mots assez durs et qui d'abord blessent l'oreille, mais que je ne dois pas te taire, à cause de ton ardeur pour l'étude 670 et de mon zèle) ; puis il décrit, par des retours sur lui-même, dix sinuosités : plusieurs rapportent qu'alors c'est un étang immobile. De là il entre dans un vaste lac, que les Grecs ont coutume de nommer Accion, et il pousse ses flots 675 impétueux à travers le lac tranquille ; il en sort ensuite, se resserre en un lit à la manière des autres fleuves, puis il roule vers les abîmes Atlantiques, regardant à la fois notre mer et l'occident, et creuse la vaste grève de cinq embouchures. 680 Là s'élève la cité d'Arelate, appelée Théline à une époque plus ancienne, quand les Grecs l'habitaient. Bien des motifs nous ont engagé à écrire longuement sur le Rhône. Mais jamais mon esprit ne se pliera 685 à affirmer que ce fleuve sert de séparation à l'Europe et à la Libye, quoique l'ancien Philée dise que telle était l'opinion des habitants : cette ignorance barbare ne peut qu'exciter nos mépris et nos rires ; il faut lui donner le nom qu'elle mérite. 690 Après une navigation de deux jours et de deux nuits, on trouve les Véragres, la ville de Bergine, les Salyes féroces, l'ancienne ville du marais Mastramèle, un promontoire à la croupe élevée, que les habitants appellent Citharistium, 695 et Massilie elle-même, dont voici la position : devant un lac s'étend le rivage de la mer ; un chemin étroit s'ouvre entre les eaux ; la mer en baigne les flancs, le lac entoure la ville, et les eaux se répandent même dans les rues et dans les maisons ; la cité est presque une île. 700 Ainsi la main des hommes a fait pénétrer la mer dans les terres, le travail assidu des anciens fondateurs a triomphé à force d'art de la forme des lieux et de la nature du territoire. S'il te plaît de changer les anciens noms en nouveaux .........[Le reste manque.] 705 |
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