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Le Plan multilatéral de secours sur le lac Léman signé à Lausanne9 juillet 2002Deux pays, trois cantons, une procédureEn cas de catastrophe majeure sur le Léman, comment coordonner des moyens de secours importants, mais disparates et régis par quatre systèmes politiques différents? C'est le but de l'accord signé hier. Enfin! Il y a d'énormes moyens, restait, à les coordonner...". Ce cri du coeur de Roland Colli salue la signature, hier à Lausanne du Plan multilatéral de secours sur le lac Léman. Ce Genevois préside la Société Internationale de Sauvetage sur le Léman. Certaines de ses 34 sections ont 115 ans, mais il a fallu attendre le début du XXIe siècle pour que les cantons de Vaud, Genève et Valais et la France décident de "coordonner les règles de commandement et d'engagement des différents moyens de secours suisses et français, publics et privés, en cas d'accident majeur sur le lac Léman ou à ses abords immédiats, quelle que soit sa localisation". Principal artisan de cet accord, avec le sous-préfet de Haute-Savoie Frédéric Mac Kain, le délégué vaudois aux affaires européennes Laurent Wehrli souligne modestement: "Nous n'avons rien inventé, mais il manquait un chapeau commun pour coordonner tous les organismes de secours existants, pour avoir les mêmes méthodes, termes et concepts, afin d'acheminer le maximum de moyens sur les lieux du sinistre. Avec cette signature, l'opération ne fait que commencer." Cela a tout de même pris trois ans: le groupe de travail a été constitué le 8 juillet 1999. Nulle mauvaise volonté dans cette durée. Mais il a d'abord fallu faire l'inventaire, puis mettre en contact les éléments d'une chaîne des secours qui va de l'alerte à l'hôpital. Pas évident en effet de coordonner des corps de pompiers municipaux en Suisse et départementaux en France, des moyens aériens privés (Rega) sur la rive nord et publics (Sécurité civile) rive sud... Et le traitement des victimes - hypothermies, débuts de noyade et brûlures - requiert des spécialistes différents. Communication et CompatibilitéLe but n'est pas, à moyen terme en tout cas,
de créer une "Force lémanique de secours", dotée d'un bateau d'intervention
lourd. "Le premier effort sera porté sur le matériel radio", explique Laurent Wehrli. Français et Suisses sont en train de se ré équiper, l'occasion est donc belle d'uniformiser fréquences et procédures. En accordant il y a une semaine un crédit de 18,4 millions pour équiper police et services de sécurité d'un matériel eurocompatible dans le cadre du programme suisse Polycom, le Grand Conseil vaudois a fait un pas important. Il faudra aussi augmenter les moyens de récupérer et maintenir hors de l'eau de nombreuses personnes", la tendance est aux nacelles auto gonflables, comme celles acquises récemment par la CGN. "Enfin, par une politique d'achats communs, il faudra accroître les moyens inter opérants". Là aussi, le processus est engagé: "De Martigny à Annecy, le matériel de défense contre les hydrocarbures est le même." |
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