|
|
|
|
Les pièges du Léman29 juillet 2004Beau temps oblige, les plaisanciers sont nombreux sur le Léman ces derniers jours. La prudence doit pourtant être de mise.
La météo Indispensable à la sérénité de la balade lacustre, le ciel bleu peut néanmoins se trouver d’une minute à l’autre dans une colère noire, sans forcément faire de vagues annonciatrices de tempête. Des couloirs se forment rapidement au-dessus de l’eau, donnant ainsi au fameux coup de vent une longueur d’avance non négligeable. Les feux installés sur la terre ferme, signalant tout orage, fonctionnent sur deux cadences. Lorsque l’avis de tempête se met en marche, le gyrophare orange s’agite à 90 t/minute et le navigateur a tout intérêt à choisir le chemin le plus court vers le port, car l’orage risque d’être violent. Guy-Charles Monney n’hésite d’ailleurs pas à citer le récent exemple du camping VD8 d’Yvonand (24 heures du 19 juillet) pour démontrer le caractère lunatique du vent. Les nageurs Même balisées, les zones de baignade autorisée sont fréquemment dépassées par les nageurs avides de plus grandes étendues d’eau. Surtout par manque de visibilité, le navigateur ne remarquera le baigneur qu’au dernier moment, ce qui raccourcit passablement son temps de réaction et réduit donc les chances d’éviter le drame. La navigation de nuit Le navigateur rencontre les mêmes difficultés que l’automobiliste lorsqu’il se déplace de nuit. Fatigue, inattention et visibilité limitée. Tout navigateur a bien sûr le droit de circuler la nuit, pour autant que son bateau soit équipé d’un système d’éclairage adéquat. En l’occurrence, des feux à l’avant, à l’arrière, à bâbord ainsi qu’à tribord. De nouvelles sensationsDepuis quelques années déjà, les bateaux de la CGN sont régulièrement
la cible de jeunes intrépides à la recherche de sensations toujours plus
intenses, donc dangereuses. «Lorsque le bateau est arrêté, ils n’hésitent
pas à sauter depuis le débarcadère pour ensuite venir se cramponner aux
barres de protection des roues à aubes et attendre le départ!» dénonce
Olivier Chenaux, premier capitaine à la CGN, qui n’hésite pas à
maximiser les risques. «On ne les voit pas. S’il y a le moindre
accident, on ne peut rien faire pour eux. Ils peuvent notamment se prendre
des morceaux de bois qui passent à toute vitesse dans les roues, se
coincer un membre, ou pire, se faire écraser si le bateau venait à faire
marche arrière pour une raison ou pour une autre!» Toujours selon le
premier capitaine, certains vont même jusqu’à nager en direction du
bateau pour tenter de le stopper dans son élan. Même si la peur et la
colère ne cessent de grandir au sein de la CGN, la répression n’est,
pour l’heure, pas encore inscrite sur le carnet de bord. FRÉDÉRIC VALET |
|
Pour toutes questions ou commentaires au sujet de ce site,
visitez notre forum ou adressez-vous au
webmaster.
|