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Secouristes maritimes et alpins réunis aux Diableretsjanvier 2005Des loups de mer dans les Alpes Les espoirs de Claude Pachoud se bornaient d'abord à l'organisation d'une conférence de Charles Claden. Sans doute à la Maison des congrès des Diablerets. Sauf que le tête-à-tête improvisé l'an dernier entre l'ancien responsable de la colonne de secours des Diablerets et l'illustre commandant du non moins illustre remorqueur de haute mer L'Abeille Flandre - dans le cadre de la Fête internationale de la mer et des marins de Brest - en décidera autrement. Quand la montagne a, en d'autres termes, rendez-vous avec la mer: «Nous avons fraternisé. Nous avons eu l'idée de nous réunir parce qu'il y a beaucoup de similitudes dans un sauvetage», explique Claude Pachoud. Parce que les points de convergence sont légion entre le travail des sauveteurs en mer et de leurs homologues alpins, les deux hommes posaient ainsi les jalons d'une première rencontre afin que les deux communautés puissent «partager leurs nombreuses expériences». Une grande premièreOrganisé conjointement avec le directeur de l'OCVS (Organisation cantonale valaisanne de secours) Jacky Michelet, le programme du séminaire «Mer et montagne en urgence» a pour but de familiariser la quinzaine de membres de la délégation française présents avec les techniques du sauvetage en milieu alpin. Les trois coups de la rencontre ont ainsi été donnés hier après-midi sur le lac Léman avec notamment la participation de la Société Internationale de Sauvetage du Léman (SISL) et de la brigade du lac. Le reste du séjour sera plus exclusivement consacre à la montagne. D'abord sur le glacier des Diablerets, mais aussi du côté de la centrale valaisanne du 144 où les professionnels de la mer rencontreront des guides, pilotes d'hélicoptère et autres médecins. «Le trait d'union entre nous est d'abord Dame nature, avec les règles strictes de sécurité que cela implique et bien sûr le secours, même si l'on ne chausse pas la même pointure, car la montagne est plus petite que la mer», concède Jacky Michelet. Pour ce dernier, cette rencontre vise aussi à mettre en exergue une donne préventive commune aux deux corporations, même si les éléments sont différents: «Ce n'est pas la montagne qui est dangereuse, mais les gens qui l'abordent sans un minimum de connaissances.» L'importance de la préventionChevalier
de la légion d'honneur et figure tutélaire du sauvetage en France, Charles
Claden n'est pas en reste lorsqu'il aborde le sujet. A la barre du prestigieux
remorqueur qui veille au grain au large d'Ouessant depuis un bon quart de siècle,
le commandant compte en effet plus de 200 remorquages à son actif, dont ceux
des tristement célèbres Erika et Levoli Sun. Il évoque ainsi «la gestion et
l'appréciation du danger, ainsi que l'état d'esprit du sauveteur, mais
toujours avec une part d'imprévisible. On rejoint dès lors le grand public car
nous devons aussi faire un effort d'adaptation.» |
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