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Un après-midi à Pully avec les "saint-bernard" du Léman31 juillet 2006SAUVETAGE - Entre un voilier "en détresse" et l'instruction de la relève, reportage chez les sauveteurs de Pully lors d'une vigie.
Samedi vers 15 heures, alors
qu'une petite brise se lève, un voilier s'approche dangereusement de la digue
du port de Pully... juste devant le nez des quatre sauveteurs qui sont de vigie
ce jour-là! Ces derniers ne se font pas prier et en deux temps, trois
mouvements sautent à bord de leur vedette, le «Qui Vive», et tirent
rapidement le navigateur maladroit hors de ce faux pas. «C'est la première
fois que je vois ça par temps calme dans le port. En plus, il n'avait qu'à
allumer son moteur pour sortir», s'amuse Christian Trepey, un des sauveteurs. «Former et intégrer les juniors, c'est capital»Samedi, à part le voilier, il n'y a rien eu de particulier à signaler. «Les vigies sont aussi l'occasion pour nous de nous entraîner et de nous retrouver», explique Thierry Grand. Cet après-midi-là, Tiffany et Andreas, deux juniors de treize ans, sont venus voir comment se passe une garde. Dominique Gabriel en profite pour leur expliquer l'emplacement et l'utilité du matériel sur la vedette. «La formation des juniors, c'est la spécialité de notre section. Assurer la relève a pour nous une importance capitale», s'enthousiasme le président. Chaque mercredi, dix-huit jeunes âgés d'au moins 12 ans suivent des cours donnés gratuitement par des moniteurs de la section. En trois ans, ils obtiennent le brevet 1, avec lequel, dès 16 ans, ils peuvent devenir membres actifs du sauvetage et intervenir à bord de la vedette. Des bénévoles passionnés«Pour être sauveteur, il faut
être un passionné du lac, observe Dominique Gabriel, d'autant plus que cette
activité est à cent pour cent bénévole: on paie même une cotisation pour
aller sauver des gens!» La société subsiste grâce à ses manifestations, à
des dons et à des subsides cantonaux et communaux. «La commune nous met aussi
les locaux et la place à l'eau à disposition gratuitement», se réjouit le président.
Les 34 sections de la Société Internationale de Sauvetage du lac Léman (SISL)
sont à la même enseigne. «Ce qui nous départage, c'est qu'on a chacun nos spécialités.
Notre force c'est notre complémentarité.» TAMLIN SCHIBLER |
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