Sauvetage motorisé
Auteur : Étude de Raymond BADO inspecteur principal de la
navigation du canton de Vaud
Dernière modification:
24 March 2007
Situation II
Sauvetage d'un homme à l'eau
L'homme à l'eau est équipé d'un gilet de sauvetage, il est inerte, évanoui ou bloqué par la peur. Sa tête est
maintenue hors de l'eau par son col.
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Alarme: avis d'une autorité officielle
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Équipage sauveteurs: un conducteur et deux équipiers
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Bateau de sauvetage: vedette avec un moteur et arbre fixe (2000 kg environ)
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Hélice: pas à droite
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Emplacement du lieu de sauvetage: connu et au large
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Situation météorologique: de jour avec visibilité moyenne, avec des vagues déferlantes, avec un
vent tempétueux (force 8 Beaufort).
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Première phase: Le bateau de sauvetage, d'où qu'il vienne, exécute sa manoeuvre d'approche en
venant depuis sous le vent de l'homme à l'eau, pour venir se placer au vent du naufragé.
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Deuxième phase: Dans cette manoeuvre d'approche, le bateau de sauvetage remonter vague par
son travers, entre 30 et 45°, en laissant sur tribord à une dizaine de mètres l'homme à l'eau.
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Troisième phase: Le bateau de sauvetage se place en travers de la vague, ou légèrement face à la
vague à une vingtaine de mètres au vent de l'homme à l'eau, le côté tribord sous le vent.
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Quatrième phase: Une fois par le travers de la vague, le bateau est poussé rapidement par le vent
et les vagues. Le pilote maintient son bateau dans cette position ou ralentit le déplacement latéral
par des enclenchements de la marche avant ou arrière.
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Cinquième phase: Lorsque le bateau a dérivé jusqu'à 4 ou 5 mètres de l'homme à l'eau, le moteur
est arrêté pour éviter que par inadvertance l'hélice soit mise en mouvement. Dès lors, l'équipage
peut hisser le naufragé à bord.
Remarques générales
La manoeuvre d'approche consiste, dans la situation II, à venir se placer au vent de l'homme à l'eau. Cette
méthode, comme dans la situation I, présente de nombreux avantages. Cependant dans la situation II,
contrairement à la I, l'approche de l'homme à l'eau, malgré le pas de l'hélice à droite, se fera en laissant le
naufragé sur tribord et en venant se placer à son vent à une distance de 4 à 5 mètres.
Comme le vent et les
vagues sont plus importants que dans la situation
I, le déplacement latéral du bateau sera plus rapide. Il
faudra probablement freiner ce déplacement. C'est pourquoi le bateau a été placé à bon escient avec son côté
tribord tourné contre le naufragé. Ainsi en enclenchant la marche arrière, par le fait que l'hélice tire à
gauche, la poupe cherchera automatiquement à se diriger contre le vent ou les vagues, éloignant également,
si cela s'avérait nécessaire, l'hélice du naufragé.
En marche avant sur bâbord, également en raison du pas à droite de l'hélice, la proue se tournera plus
facilement contre le vent ou les vagues. |
Nota
Avec un bateau équipé d'une hélice avec un pas à gauche, les manoeuvres ou approches des
situations
I et II seront totalement inversées.
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