L'homme à l'eau est équipé d'un gilet de sauvetage, il est inerte, évanoui ou bloqué par la peur. Sa tête est maintenue hors de l'eau par son col.
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Cinquième phase: une fois que le bateau a dérivé jusqu'à 2 ou 3 mètres de l'homme à l'eau, le moteur, du côté du naufragé, est arrêté pour éviter que par inadvertance, l'hélice soit mise en mouvement. L'autre moteur peut rester en marche, mais au point mort. Dès lors, l'équipage peut se préparer à hisser le naufragé à bord. De ce fait, la manoeuvre d'approche peut se faire en passant à gauche ou à droite du naufragé, pour se mettre en travers de la vague côté bâbord ou tribord vers l'homme à l'eau. En fait, c'est la position du poste de timonerie qui définira de quel côté on se placera par rapport au naufragé. On viendra toujours en travers de la vague en plaçant le poste de timonerie du côté du naufragé.
La manoeuvre d'approche dans la situation III est la même que dans les situations I et II. Elle est tout à fait
possible et, présente de nombreux avantages. |
La plupart des vedettes modernes à deux hélices sont équipées de moteurs dont les vilebrequins tournent à
droite pour le moteur de tribord et à gauche pour le moteur de bâbord. Le pas d'hélice de ces bateaux est à
droite à tribord et à gauche à bâbord. On trouve également des bateaux dont les moteurs tournent dans le
même sens, mais avec des hélices qui ont des pas différents, ou encore, deux hélices et deux moteurs qui
tournent dans le même sens.
On devra donc quand on désire piloter un bimoteur contrôler, avant l'appareillage le sens et le pas des
hélices.
On a déjà vu qu'un bateau avec une hélice, avec un pas à droite, effectuait une courbe plus serrée sur bâbord
que sur tribord et, inversement avec une hélice à pas à gauche.
Au contraire, en marche arrière l'hélice avec un pas à droite tire à gauche et celle avec un
pas à gauche tire à droite.
Ces deux phénomènes sont encore accentués sur un bimoteur puisque les hélices ne sont pas au centre mais
sur chaque bord. Dès lors, pour une manoeuvre d'accostage ou de sauvetage,
on peut arriver sur bâbord ou tribord. En fait, on choisira de préférence, d'effectuer sa manoeuvre du côté du poste de pilotage, ce qui ne
peut qu'améliorer la visibilité du pilote.
L'approche d'un quai pour un bateau avec poste de pilotage à droite s'effectuera donc sur tribord. La
manoeuvre d'approche peut être la même qu'avec un bateau à un seul moteur et arbre fixe, c'est-à-dire, avec
un angle de 40 à 70° par rapport au quai.
Toutefois, cette manoeuvre nécessite l'emploi de la barre. Par contre, puisque l'on dispose de deux moteurs
et de deux hélices tournant en sens contraire, il est plus logique et facile de s'en servir.
Dans ce cas, la manoeuvre d'accostage à tribord commencera par une approche qui peut aller de 40 à 90° par
rapport au quai. A ce moment la barre est mise à zéro et le moteur tribord est enclenché en marche avant.
Ensuite le moteur bâbord est enclenché en marche arrière en même temps que l'hélice tribord et positionnée
au point mort. Après l'hélice bâbord est également stoppée.
Cette description doit être respectée, mais dans la pratique, cette base sera probablement complétée par
d'autres manoeuvres appropriées. Mais sauf exception dans tous les cas, l'usage des
gaz est totalement inutile pour un pilote chevronné.