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Sauvetage motorisé

Auteur : Étude de Raymond BADO inspecteur principal de la navigation du canton de Vaud
Dernière modification: 24 March 2007

Situation VI

Un dériveur du type 420 a chaviré fond sur fond. Le gréement est apparemment toujours en ordre, mais deux cordages flottent sous le vent.
L'équipage est composé de deux adolescents, agrippés à la coque. Tous deux portent une combinaison et un gilet de sauvetage, ils ont essayé en vain de redresser leur dériveur.

  • Alarme: par un usager du lac
  • Équipage sauveteurs: un conducteur et trois équipiers
  • Bateau de sauvetage: une vedette avec moteur fixe et transmission en Z (poids 1200 kg)
  • Hélice: à droite
  • Emplacement du lieu de sauvetage: connu et au large
  • Situation météorologique: de jour, avec bonne visibilité, avec des vagues déferlantes, avec un vent violent (force 8 Beaufort) température de l'eau clémente, la température de l'air est fraîche.

Remarques générales

La manoeuvre d'approche dans un premier temps, doit permettre au conducteur, de se faire une opinion sur la situation et pour décider quel sera le genre d'intervention. Dans le cas présent, l'intensité des éléments rend le sauvetage du dériveur problématique, par contre, le sauvetage des naufragés est urgent.
Les bouts, qui flottent sous le vent du dériveur, rendent son approche difficile. D'autre part, les naufragés hésiteront peut-être à quitter leur embarcation. Dès lors, un relais avec une drisse et une bouée peut être utilisée.
Pour établir ce relais est nécessaire de placer le bateau de sauvetage au vent des naufragés. De cette façon, le vent facilitera le lancer de la bouée; ce qui serait difficile voire impossible contre le vent.
La position du bateau de sauvetage est aussi dictée par le pas de l'hélice. En laissant le dériveur à tribord, en cas de nécessité, le pas de l'hélice facilitera un éloignement du bateau de sauvetage par rapport au dériveur. Le dériveur en effet, se déplacera relativement doucement, même avec un vent violent et de fortes vagues. La position du gréement fait office d'ancré flottante.
En général, le conducteur prêtera une grande attention aux bouts et autres corps flottants qui, en surface ou immergés, sont un danger pour l'hélice du bateau de sauvetage. Il est toujours navrant d'être incapable de poursuivre une action de sauvetage en raison d'un bout qui paralyse l'hélice.

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